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Printer-friendly Version Haiti Democracy Project Meets with Haitian Visitors in WashingtonOriginally: HAITI DEMOCRACY PROJECT RENCONTRE UN GROUPE D’HAITIENS EN VISITE À WASHINGTON Haiti Democracy Project, 2004-07-29
HAITI DEMOCRACY PROJECT RENCONTRE UN GROUPE D’HAITIENS EN VISITE À WASHINGTON Dans le cadre du projet de Visiteurs Internationaux du Département d’État, Haiti Democracy Project a été invitee à faire une présentation au local de la Academy for Educational Development (AED) pour les illustres visiteurs. James Morrell, Directeur-Exécutif du projet a fait une présentation sur le rôle joué par Haiti Democracy Project dans la récente crise politique haitienne qui a causé des blessures profondes à la démocratie. Il a en oûtre esquissé les perspectives envisagées par le projet pour continuer à supporter la démocratie en Haiti. En 2002, Haiti Democracy Project a représenté la seule ONG américaine qui s’est exprimée avec le plus de clareté sur l’impérieuse nécessité d’avoir des changements dans le système politique en Haiti. En décembre 2002, Haiti Democracy Project a réclamé avec force insistance la mise en application de la Charte de l’OEA . En plus de ses analyses pertinentes de la situation politique haitienne, le projet a été remarquable pour ses engagements aux côtés de leaders politiques et de groupes de la société civile. Ce qui fait de nos jours, qu’Haiti Democracy Project jouit d’une bonne réputation dans le milieu démocratique haitien. L’été 2004 représente, non seulement, un moment de grand espoir pour Haiti, mais aussi, de multiples dangers de toutes sortes. Haiti Democracy Project sera là encore une fois pour soutenir le processus démocratique en développant un progrmme de coopération avec la société civile haitienne en vue de:
Ensuite, ce fut le tour de l’ancien Ambassadeur des Etats-Unis accrédité en Haiti de 1981 à 1983 et membre fondateur de Haiti Democracy Project, M. Ernest H. Preeg de faire sa présentation basée sur deux documents. Un livre de 145 pages qu’il a publié en 1996 sur « Le Dilemme Haitien » qui est une étude de cas sur la démographie, le développement et la politique étrangère américaine et un autre document intitulé : « Pourquoi Haiti n’est pas une nation qui a échoué » La rencontre avec la délégation haitienne s’est déroulée pour une bonne partie sur les points avancés par l’Ambassadeur Preeg qui a étayé sa thèse sur six (6) élements indicateurs de modernisation qui prouvent qu’Haiti n’est pas un cas désespéré :
La délégation haitienne a réagi par la voie d’un dirigeant politique et avocat bien connu en Haiti Me Jean Francois Annibal Coffy qui croit qu’au contraire Haiti a lamentablement échoué. Pendant les dix-huit années écoulées , le pays n’a réalisé aucun progrès substantiel, viable dans aucun domaine. On aura beau verser des milliards dans les caisses haitiennes, si une structure adéquate n’est pas mise en place pour prouver sa capacité d’absorbtion et sa compétence à élaborer des projets valables sur le long terme, cela ne fera qu’enfoncer Haiti dans le marasme économique, la pauvreté et le sous-veloppement chronique. Il faudra envisager aussi un changement dans la politique étrangère américaine, à l’égard d’Haiti, qui a soutenu le régime déchu en dépit des cris de voix autorisées et respectées de la politique haitienne et de toute une population exprimant leur ras le bol. Le Vice-Président du Conseil Électoral, M. Max Mathurin pense que des élections libres, honnêtes et crédibles sont possibles et faisables en Haiti avec l’aide et le support de la communauté internationale pour mettre en place la machine électorale telle que la mise à jour des registres électoraux, les cartes électorales, les structures décentralisées BED, BEC, BIV, la campagne d’éducation civique etc… Dans un message à la nation publié en août 2003 , la Fédération Protestante d’Haiti (FPH) s’est déclarée déçue que le pays ait pris « à toute vitesse la direction de l’impunité, du gangstérisme, de la fripouillerie et de la criminalité ». Le secrétaire général de la Fédération Protestante d’Haiti, M. Edouard Paultre, une victime des actes de barbarie de l’ancien régime, a exprimé son inquiétude concernant la tendance qui voudrait faire croire qu’on pourrait retourner au statu quo ante si les prochaines élections américaines voient l’arrivée du camp des Democrates en remplacement de l’actuelle équipe dirigeante de la politique américaine à savoir les Républicains. M. Paultre a même suggéré à l’Ambassadeur Preeg le sujet de son prochain article : « Républicains, Démocrates : ne changeons pas vis-à-vis d’Haiti ». Le régime déchu d’Aristide a organisé une série de persécutions politiques entre autres arrestations et détention illégale d’activistes politiques et des cas d’intimidation contre les membres de la société civile. Au nombre de violations spécifiques pendant cette période, figurait l’arrestation et la détention illégales de Carline Simon, dirigeante féminine d’une importante organisation dénommée Fanm Solèy Leve. Actuelle présidente de la commission communale de Port-au-Prince, Mme Carline M. Simon a fait une plaidoirie en faveur de sérieux investissements dans les grandes villes pour résorber le phénomène du chômage et contrecarrer le phénomène de l’insécurité due en grande partie à une exploitation abusive de l’état de pauvreté de la masse venue se concentrer dans les grandes villes. L’ex-animateur vedette de l’émission d’analyse politique « Ranmase » sur Caraibes FM et actuel président de la commission communale de Delmas, le maire intérimaire M.Vilfort qui affirme que sa première priorité a été, de concert avec la Police, de démanteler les réseaux de gangs, de combattre les bandits et de les mettre hors d’état de nuire, et le résultat est évident, s’est réjoui le maire provisoire. M. Prisca fait référence à la loi de 1982, en son article 35 alinéa 17 qui prévoit qu’un maire a l’obligation de garantir la sécurité, la propreté, la santé des habitants de la commune dont il à la charge. Le maire intérimaire a plaidé en faveur d’une structure bien pensée pour freiner le phénomène de la violence armée, il croit que la gangstérisation du pays peut être combattue et freinée si et seulement si un plan est bien élaboré avec une distribution claire des rôles et en évitant toute duplication. Pour calmer les appréhensions de tous ceux qui voudraient croire à un éventuel possible retour du dictateur déchu, Haiti Democracy Project a rappelé à l’attention des illustres visiteurs que d’une part, 1994 n’est pas 2004, d’autre part, la résolution de l’Organisation des États Américains (OEA) admettant la démission d’Aristide vaut son pesant d’or dans la balance des décisions politiques à prendre vis-à-vis d’Haiti. En plus de cela Aristide est au centre de toutes les discussions concernant son implication éventuelle dans des actes de corruption, de crimes d’État et de trafic illicite de stupéfiants. Le projet poursuivra sa tâche avec détermination pour continuer à soutenir le nouveau départ pris par Haiti en vue de son accession au progrès socio-économico-politique. Haiti Democracy Project était représentée par : La délégation haitienne comprenait : Mme. Marie Lucie BONHOMME Mr. Elidor CLERVIL Mr. Jean François Annibal COFFY Mme. Florence ELOI Mme. Marie Velia GREFFIN Mr. Genard JOSEPH Mme. Marie Roselor JULIEN JUSMA Mme. Anne Marie LOISEAU Mr. Max MATHURIN Mr. Edouard-Laporte PAULTRE Mme. Marie Marcelle PIERRE-LOUIS Mr. Louis Guerson RICHME Mme. Carline Simon MORANCIE Ms. Nivrose ST. PAUL JEAN PIERRE Mr. Jean Prisca VILFORT Ms. Mirlande YLOPHENE |
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